Comment jardiner et quoi cultiver ?

Pour réaliser un potager, il faut tenir compte d’une certaine disponibilité de temps, surtout dans certaines phases, et d’une bonne dose d’effort. Mais en pratique, planter un potager ne comporte pas de difficultés particulières, même pour les débutants, si l’on vous aide à comprendre par où commencer.

Toutefois, il est nécessaire de suivre à la lettre une série d’indications, pour éviter – autant que possible « la première fois » – de faire des erreurs, même si vous êtes un débutant. Voici, point par point, les premiers pas, les exigences qu’un potager familial doit avoir.

Où cultiver un jardin potager ?

La surface adaptée à un potager est un terrain orienté à l’est, à l’ouest ou, mieux encore, plein sud (dans ce dernier cas, surtout pour les Alpes et les hauts Apennins). Pour commencer, une surface comprise entre 30 et 50 mètres carrés peut être suffisante, respectivement pour une famille de 2 à 5 personnes, à subdiviser en parterres carrés ou rectangulaires de 1 à 1,20 mètres de côté. De cette façon, vous pouvez travailler tout en restant sur les chemins qui les délimitent, et même atteindre le centre de la culture sans vous gêner.

Il est essentiel que la zone soit facile d’accès et confortable pour travailler. Une pente trop forte n’est pas conseillée. La surface du sol doit être régulière, sans reliefs ni dépressions, dans lesquels l’eau stagne et endommage donc les légumes, provoquant pourriture et asphyxie des racines.

Si possible, la distance entre le point d’approvisionnement en eau et la zone cultivée doit être trop importante. L’irrigation est essentielle pour une bonne récolte. Le potager doit être entouré par le reste de la surface entourant la maison, qu’il s’agisse d’un jardin, d’un verger ou autre. La clôture doit également avoir une valeur esthétique en harmonie avec l’environnement et l’architecture de la maison, par exemple des clôtures ou des haies en bois.

Si vous vivez dans une région où les précipitations sont faibles, vous pouvez laisser le chemin entre les plates-bandes en terre battue ; sinon, recouvrez-le de planches de bois, de pierres plates ou de dalles de gravier, d’écorces hachées, de gravier, etc.

Le bon sol pour le potager

Le bon sol pour le potager doit être de bonne qualité, suffisamment profond et souple pour être facilement pénétré par les racines, sans pierres à enlever, ni mottes très résistantes au labourage (dans ce cas, il doit être amélioré par l’ajout de fumier, de bonne terre ou de compost).

De la matière organique est également nécessaire pour corriger un sol très sableux, tandis que les sols trop calcaires doivent recevoir de petites quantités de tourbe pour corriger le pH.

Un bon indice de la fertilité du sol est donné par la présence de vers de terre, qui jouent un rôle fondamental dans les processus de dégradation des nutriments.

Les travaux préliminaires à réaliser varient en fonction du passé de la parcelle. Si la zone a déjà été utilisée comme potager, un labourage superficiel avec la houe et un nivellement suffisent pour préparer le lit pour le semis ou le repiquage. Si la zone est non cultivée, il est essentiel d’éliminer les mauvaises herbes. Si le site a été utilisé comme chantier de construction, il faut creuser le sol jusqu’à une profondeur d’au moins 50 cm et ramener de la bonne terre fertile.

Dans la première partie, nous avons vu comment choisir la meilleure zone pour l’environnement qu’elle offre et pour le sol. Voyons maintenant ce qu’il faut cultiver dans le potager et comment le faire.

Que planter dans le potager ?

Le choix des espèces à cultiver dépend des goûts, de l’environnement dans lequel vous travaillez, de la taille du potager et du temps que vous avez à consacrer aux soins. Les zones plus fraîches et ombragées doivent être réservées aux légumes à cultiver en plein été. Les herbes aromatiques sont placées dans une position chaude.

Certaines espèces, telles que l’ail, les carottes, la chicorée, les oignons, le persil et les radis, fournissent un produit suffisant même si elles sont cultivées sur de petites planches. Au contraire, les choux-fleurs, les choux, les courgettes, les tomates et les melons nécessitent des espaces plus importants : respectivement 1, 1, 1,20, 0,80 et 1,50 m entre les plantes. Sur une surface de 40 à 50 mètres carrés, vous pouvez cultiver des légumes pour toutes les saisons de l’année ; en la divisant par deux, vous obtiendrez des légumes de consommation fraîche pour la saison printemps-été.

Pour la première année, le conseil est d’essayer les tomates (croissance déterminée), les courgettes, les radis, les misticanza et les herbes aromatiques.

Vaut-il mieux semer ou transplanter ?

Le semis s’effectue par plantation sur un sol bien nivelé à partir de février dans le Sud et à partir de fin avril dans les Alpes, ou dans des pépinières ou dans des caissons chauffés à partir de janvier, et les plantules seront ensuite repiquées (replantation) dans le potager lorsque la température le permet.

Le semis direct est obligatoire pour les légumes racines (carottes, navets, etc.), les légumineuses (haricots, pois, etc.), les épinards et la mâche, car ils ne supportent pas le repiquage. Les racines et les légumineuses doivent être semées en ligne droite, en enterrant les graines dès que possible. Les légumes à feuilles, en revanche, doivent être semés « par éparpillement », c’est-à-dire en jetant une demi-poignée de graines dans le sol à la fois.

Toutes les autres plantes potagères peuvent être achetées déjà cultivées, entre mars et avril, dans les consortiums agricoles, les jardineries ou les pépinières et transplantées immédiatement après dans le potager.

Rotation dans le potager

Même si c’est la première fois que vous faites le potager, en janvier il est bon d’étudier le plan du potager, en tenant compte de la rotation des cultures dans les années à venir et de la fertilisation du sol.

Généralement, la rotation est triennale, l’espace est donc divisé en trois secteurs, sur chacun desquels tournent d’année en année les trois catégories de plantes consommatrices d’éléments nutritifs : faibles comme les légumineuses, moyennes comme les légumes à feuilles, et fortes comme les racines et les légumes-fruits. La deuxième année, la zone qui était celle des forts consommateurs doit être attribuée aux moyens, et celle des moyens aux faibles, etc.

En outre, chaque espèce a des besoins précis en matière d’espace : prétendre les annuler, c’est avoir une récolte quasi nulle. La carte sert également à quantifier les espaces nécessaires.

Les associations dans le potager

Comme entre les personnes, même parmi les plantes, certaines apprécient la compagnie des autres, tandis que d’autres se détestent. La règle est que les systèmes foliaires et racinaires des légumes associés doivent se compléter. Combinez les espèces de tête avec les plantes qui tendent vers le haut, puis les légumes qui développent des organes différents (feuilles ou racines ou fruits) parce qu’ils ont des besoins nutritionnels différents.

Ne mélangez pas les légumes de la même famille, par exemple tous les choux avec les radis et les rameaux (Cruciferae), ou les petits pois avec les haricots ou les fèves (Leguminosae), ou les tomates avec les pommes de terre ou les aubergines (Solanaceae).

Si vous le souhaitez, mélangez des plantes fleuries avec les légumes, pour apporter une touche de couleur, mais aussi pour aider à se défendre contre les parasites : les soucis et les capucines, par exemple, sont d’excellents anti-mites !

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